Procédés · Cartographie
Les procédés alternatifs calibrables avec Calibration Flow.
Cinq procédés couverts en détail, trois procédés tangents documentés au manuel. Chaque procédé a ses contraintes propres : Dmax, polarité de mire, nombre de passes, coût chimie. Cette page t'aide à trouver le tien avant d'engager le papier.
Article vérifié par Tristan Sidem + Raphaël Lebas de Lacour
Cinq procédés, cinq signatures tonales
Chaque procédé alt-process restitue la plage tonale autrement : le cyanotype va vers le bleu de Prusse, le Van Dyke vers le brun-pourpre, le platinotype vers un gris neutre, le charbon vers un noir composite profond. Voici la signature de chacun, du papier blanc en haut au pigment maximal en bas. Clique pour voir la page calibration du procédé qui te parle.
Cyanotype
Bleu de Prusse
Dmax ~1,4
Gomme bichromatée
Pigments libres
Variable
Platinotype
Noir-gris neutre
Dmax ~1,8
Van Dyke
Brun-pourpre
Dmax ~1,5-1,7
Charbon
Noir profond CMJ
Dmax > 2,1
Les dégradés ci-dessus sont des simulations synthétiques de la signature de chaque procédé sur papier coton — un vrai tirage dépend du papier précis, de la chimie, de la source UV. Ces palettes te donnent l'allure générale ; ta calibration personnelle te donnera la vraie courbe.
01 · Les cinq procédés couverts en détail
Une page landing par procédé, avec FAQ, workflow, comparatif honnête.
Procédé · Bleu de Prusse
Cyanotype
Le procédé d'entrée en alt-process. Ferricyanure + citrate ferrique, sensibilisation simple, oxydation 24 h après insolation. Dmax typique 1,4 sur Arches 300 g. Polarité de mire négative.
Procédé · Multi-passes CMJN
Gomme bichromatée (Aquaprint)
Gomme arabique pré-sensibilisée + Sensibilisateur Universel sans bichromate + pigments. Multi-couches, jusqu'à 4 négatifs séparés en quadrichromie, registration critique. Le procédé le plus libre tonalement, mais le plus exigeant à calibrer.
Procédé · Platine-palladium
Platinotype (Pt/Pd)
Plage tonale très large (300+ niveaux exploités), permanence muséale, coût chimie élevé. Calibrer avant d'engager le platine n'est pas une option — c'est une condition économique.
Procédé · Brun-pourpre argent
Van Dyke
Citrate ferrique + nitrate d'argent. Tirage brun chaud, virable à l'or ou au sélénium. Calibration sensible au virage : le toner décale la courbe et il faut le savoir avant de tirer.
Procédé · Pigments + gélatine
Charbon (couleur profonde)
Transfert gélatine pigmentée. Trichromie CMJ (pas de canal noir séparé). Dmax > 2,1, finition bas-relief. Le procédé qui produit les noirs les plus profonds du tirage alternatif.
02 · Trois procédés tangents
Pas de page landing dédiée, mais documentés dans le manuel.
Pour ces trois procédés, Calibration Flow ne propose pas (encore) de preset dédié. La mire 25 patchs reste utilisable manuellement, et le résinotype est l'exception à connaître pour la polarité de mire.
Bromoil
Encrage gélatine à la brosse sur matrice argentique blanchie. Pas de page landing dédiée pour l'instant — la calibration suit les principes du tirage à durcissement gélatine. Référence manuel.
Voir le manuel →
Gumoil
Gomme bichromatée + huile. Hybride peu pratiqué. Calibration Flow ne propose pas de preset dédié à ce jour — la calibration manuelle reste possible via la mire 25 patchs standard.
Voir le manuel →
Résinotype
Procédé Vision Picturale propriétaire (gélatine VP N°05 + résine). Seule exception qui demande une mire en polarité positive. Dmax ~1,7. Pas de page landing CF dédiée — voir manuel.
Voir le manuel →
04 · Tronc commun
Ce que tous les procédés partagent dans Calibration Flow.
Quel que soit ton procédé, la chaîne logicielle est la même : mire 25 patchs (grille 5 × 5, paliers d'environ 4 % entre patchs voisins), lecture des densités en luminance perceptuelle L* CIELAB, génération d'une courbe au format `.acv` Adobe (jusqu'à 16 points, version 1, fichier inférieur à 1 ko). Cette courbe s'importe directement dans Photoshop, Affinity Photo, et indirectement dans Lightroom et GIMP.
L'algorithme appliqué à ta mesure combine une interpolation linéaire, un lissage LOWESS robuste, et une interpolation PCHIP monotone — pas de polynôme cubique, pas de spline naïve qui produirait des oscillations. La luminance est mesurée sur 512 bins en L* perceptuel, identique d'un procédé à l'autre. Ce qui change selon le procédé : la polarité de la mire, le Dmax cible, et les paramètres de dithering appliqués au négatif final.
Lire le pas-à-pas de la première calibration dans le manuel →
05 · Écosystème
Calibration Flow ne vend pas de chimie.
CF est le logiciel. Pour la chimie, le Luminograph, les papiers et les cours longs, tu passes par les autres pôles de l'écosystème Picturale : Vision Picturale (kits chimie + Luminograph), Maison Picturale (papiers recommandés), NOEME (formations longues). Les pages procédé linkent vers la bonne ressource sans la dupliquer ici.
Choisis ton procédé. Calibre avant d'engager le papier.
Gratuit avec inscription sur la version Web, toutes fonctions Pro débloquées, aucune carte bancaire demandée.

03 · Comment choisir
Quel procédé pour quel praticien ?
Tu débutes en alt-process et tu veux un premier tirage stable en moins de deux semaines. Choisis le cyanotype. Chimie peu coûteuse, deux bains seulement, oxydation de 24 h qui te laisse le temps de juger. C'est le procédé que la plupart des praticiens recommandent en porte d'entrée, et celui que Calibration Flow calibre le plus vite (mire négative, courbe `.acv` exportable en quinze minutes).
Tu veux du brun chaud avec un grain argentique. Le Van Dyke. Citrate ferrique + nitrate d'argent, tonalités variables selon le toner appliqué après fixage. À calibrer en deux temps : courbe de base, puis seconde courbe après virage si tu vires systématiquement à l'or ou au sélénium.
Tu veux la plage tonale la plus large possible et tu acceptes le coût. Le platinotype. 300+ niveaux exploités, permanence muséale, Dmax 1,8 sur Hahnemühle Platinum Rag. Calibrer avant d'engager le platine n'est pas une option.
Tu veux la liberté chromatique totale. La gomme bichromatée (Aquaprint en quadrichromie). Quatre négatifs séparés, ordre J → C → M → K, registration critique. C'est le procédé le plus libre tonalement mais aussi le plus long à calibrer correctement.
Tu veux des noirs profonds et un effet bas-relief. Le charbon. Dmax supérieur à 2,1, trichromie CMJ pure (pas de canal noir séparé). Procédé exigeant à la fois en chimie et en registration, mais qui produit les tirages alternatifs aux noirs les plus denses.