Une fois ta courbe corrective générée, l'étape suivante est de produire le négatif numérique que tu vas imprimer sur transparent puis insoler. Ce n'est pas juste un export d'image — c'est une combinaison de transformations (la courbe, l'inversion si tu fais du négatif, la décomposition CMJN si tu fais de la couleur) plus huit options de mise en page qui définissent comment le fichier va sortir sur ton transparent.
Ces huit options sont regroupées dans un panneau dédié, accessible quand tu es en mode de génération. Le mode lui-même (négatif, positif, CMJN, couleur) se choisit séparément via quatre boutons d'action — c'est volontaire, parce que changer le mode change fondamentalement ce que les options font, alors qu'ajuster les options dans un mode donné est une opération plus légère.
#Ce que tu fais
Tu commences par choisir le mode via un des quatre boutons en haut de l'écran de génération :
- Négatif : inverse l'image pour produire un négatif standard à insoler.
- Positif : garde l'image en polarité naturelle (utile pour certains procédés comme le résinotype).
- CMJN : décompose l'image couleur en quatre négatifs (un par canal Cyan, Magenta, Jaune, Noir) pour la quadrichromie.
- Couleur : export couleur direct pour usage non-tirage (rare en pratique).
Une fois le mode choisi, le panneau d'options apparaît avec les huit réglages :
Taille : A4 ou A3+. Pas de format custom, pas de A5 ou A2 — les deux formats VP standards.
Orientation : portrait ou paysage. Bascule simplement les dimensions du fichier.
DPI (résolution d'impression) : 300 ou 720 dpi. 300 est le standard, 720 produit un fichier deux fois plus dense pour les imprimantes haute résolution.
Fond : noir ou blanc. C'est la couleur de la zone autour de ton image utile. Pour un négatif standard, fond noir (empêche la lumière UV de toucher les marges de ton papier). Pour un positif, fond blanc.
Cadre : aucun, fin, ou épais. Ajoute un cadre rectangulaire opaque autour de ton image qui marque visuellement le contour final du tirage. Voir Cadre et fond.
Registration : marques de registration on/off, avec un sous-mode (color, positive, negative, cmyk) qui détermine l'apparence des marques. Utiles pour les procédés à plusieurs couches. Voir Marques de registration.
Dither : tramage Floyd-Steinberg ou Halftone AM appliqué à l'image finale, on ou auto. Pertinent pour certains procédés à pigments. Voir Dither.
Miroir : inversion horizontale de l'image, off ou on. Nécessaire pour les procédés à contact où l'émulsion est en face de l'image. Voir Miroir et orientation.
Chaque modification se reflète immédiatement sur l'aperçu. Quand tu cliques "Générer", l'app produit le fichier PNG final avec toutes les options appliquées dans le bon ordre.
#Pourquoi c'est précieux
Pour éviter de retoucher dans Photoshop. Toutes les manipulations que tu ferais manuellement dans Photoshop (inversion, rotation, ajout de marques, cadre) sont gérées directement dans Calibration Flow. Tu produis un fichier prêt à imprimer en une opération, pas en cinq étapes successives.
Pour la cohérence entre les négatifs d'une série. Les huit options sont mémorisées dans ton preset. Si tu produis dix négatifs successifs d'une même série, ils auront tous le même cadre, la même registration, le même dithering. Tu n'as pas à reconfigurer à chaque image.
Pour la précision multi-couches. En mode CMJN, les huit options s'appliquent à chacun des quatre négatifs générés, avec les marques de registration positionnées de manière identique. C'est ce qui garantit l'alignement entre les couches au tirage.
#Quand tu n'en as pas besoin
Pour un usage simple sans contraintes de production. Si tu fais un négatif occasionnel sur format A4 avec un cadre fin et rien d'autre, les défauts proposés par l'app conviennent dans 80 % des cas. Tu n'as pas à toucher au panneau.
Si tu prépares ton négatif entièrement dans Photoshop. Tu peux exporter ton image traitée comme PNG et l'imprimer directement, sans passer par le panneau d'options de Calibration Flow. Tu perds les bénéfices de l'intégration mais tu gardes la liberté de ton workflow Photoshop.
Pour le grand format. Au-delà de l'A3+, l'outil de calepinage de Calibration Flow assemble automatiquement ton négatif calibré en plusieurs feuilles A4/A3 à imprimer bord à bord — pas besoin de sortir dans Photoshop. Pour un format personnalisé précis, tu peux toujours exporter le PNG et ajuster les dimensions dans ton logiciel.
#À retenir
| Réglage | Valeurs possibles | Notes |
|---|---|---|
| Mode | Négatif, Positif, CMJN, Couleur | Boutons séparés, hors du panneau |
| Taille | A4, A3+ | Pas de format personnalisé |
| Orientation | Portrait, Paysage | |
| DPI | 300, 720 | 300 standard, 720 pour haute résolution |
| Fond | Noir, Blanc | Défaut : noir pour négatif |
| Cadre | Aucun, Fin, Épais | Détails : voir page dédiée |
| Registration | Off, On (4 sous-modes) | Pour couches multiples |
| Dither | Off, Auto | Pertinent pour charbon et gomme |
| Miroir | Off, On | Pour procédés à contact |
#Le test
Charge une image, ouvre le panneau d'options en mode Négatif. Modifie successivement chacune des huit options et observe l'aperçu. Tu dois voir un changement visible pour chaque réglage. Si certains réglages ne semblent rien changer sur l'aperçu (par exemple le DPI), c'est normal — leur effet ne se voit qu'à l'export final, pas dans l'aperçu écran. Génère le fichier et compare deux versions (par exemple cadre fin vs cadre épais) pour valider que les options s'appliquent bien au fichier sorti.
