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Procédé · Sérigraphie

La séparation couleurs sérigraphie qui vise les encres que tu as vraiment mélangées.

Règle la teinte de chaque encre étendue sur celle de ton pot, puis exporte un typon positif tramé — séparations en aplats (Sanguine) ou quadri tramée, avec repères de calage. Et mesure ton propre gain de point : insolation et étalement de l'encre dans TA maille, pas une moyenne de tableau.

Article vérifié par Tristan Sidem + Raphaël Lebas de Lacour

Deux typons positifs tramés, un noir et un vermillon, superposés avec leurs repères de calage — la Joconde tramée en points ronds

Le problème

Tu reconnais ça ?

  1. 01

    Les hautes lumières disparaissent à l'insolation

    Les petits points de trame censés porter les tons les plus clairs ne durcissent pas assez l'émulsion — ils partent au rinçage, et le tirage sort sans aucune haute lumière.

  2. 02

    Les tons moyens se bouchent au tirage

    L'encre s'étale dans la maille au-delà du point ouvert. Un point à 50 % sur le film peut couvrir 65-75 % sur le tissu ou le papier — différemment dans chaque atelier, selon ta maille, ton encre et ta pression.

  3. 03

    Du moiré entre les couleurs en quadri tramée

    Tous les films sortent au même angle de trame. Superpose deux ou trois séparations tramées et un motif d'interférence peut apparaître, là où un prépresse traditionnel aurait décalé chaque angle.

Démonstration · Avant / Après calibration

La différence sur un tirage Sérigraphie

Le même fichier source, tiré sans calibration à gauche, calibré avec Calibration Flow à droite. Tu vois directement comment la calibration libère la plage tonale complète de ton procédé Sérigraphie.

Avant/après : le même tirage tramé sans compensation du gain de point (l'encre s'étale, les ombres se bouchent) puis avec (la trame reste ouverte)
↳ À gauche : sans compensation, l'encre s'étale dans la maille, les tons moyens foncent et les ombres se bouchent↳ À droite : typon compensé du gain de point mesuré, la trame reste ouverte et le dégradé régulier

Spécificités du procédé

Un typon positif, une maille qui fixe le plafond, et une encre qui s'étale.

La sérigraphie n'est pas un procédé alt-process photographique — c'est de l'impression au cadre : un écran de soie (ou polyester), enduit d'une émulsion photosensible, insolé sous un film, puis rincé et raclé à l'encre. Ça change la première règle à désapprendre en venant du cyanotype ou du Van Dyke : le film est un positif, pas un négatif. L'émulsion durcit là où la lumière passe ; le film doit être opaque là où tu veux de l'encre.

Un écran ne connaît que deux états — l'encre passe, ou pas — donc les nuances doivent devenir des points de tailles variables : un halftone AM classique, écran incliné, avec repli automatique en diffusion d'erreur (Floyd-Steinberg) si la configuration s'y prête mal. La finesse suit la résolution d'export (300 dpi ≈ 50 lpi, 400 ≈ 67, 500 ≈ 83) et doit respecter la maille : lpi ≤ fils par pouce ÷ 4-5. Les mailles fines papier/affiche (≥ 90 fils/cm) sont confortables à 50 lpi ; les mailles textiles grossières (43-55 fils/cm) poussent plutôt vers les aplats ou la diffusion d'erreur.

La séparation multicouleur connaît deux régimes. La Sanguine découpe la gamme tonale en 2-3 typons spot par tranche, avec un contrôle de reconstitution et un curseur de partage — le régime le plus courant en sérigraphie artisanale. La quadri CMJN tramée monte jusqu'à 4 films (7 encres en Full Gamut), mais tous les films partagent le même angle de trame : un vrai risque de moiré en quadri tramée que le prépresse traditionnel évite en décalant chaque angle, ce que cet outil ne fait pas. Le calage utilise des cibles imprimées avec clé d'orientation.

Ce que la calibration corrige, c'est le gain de point : la dérive tonale due à l'insolation et à l'étalement de l'encre dans la maille, propre à TON couple maille + émulsion + encre + pression de racle. Tire une mire 25 patchs dans tes conditions réelles, photographie-la, et la courbe mesurée la compense — recalibre à chaque changement de maille, d'encre, d'émulsion ou de presse. Elle ne corrige pas les défauts mécaniques : un écran sous-tendu ou une insolation inégale demandent un procédé stabilisé avant de calibrer par-dessus.

Polarité de mire : positive — le seul procédé de ce site où c'est le cas.

Référence externe : Wikipedia

Encres sur mesure

Tu mélanges tes propres encres. La séparation devrait viser celles-là.

Un sérigraphe imprime rarement un orange de catalogue : tu le mélanges, sur l'établi, pour ce tirage-là. Tous les RIP séparent vers un jeu d'encres figé et supposé — le fichier vise donc un orange qui n'est pas dans ton pot, et la superposition tombe ailleurs. Ici tu règles la teinte de chaque encre étendue sur celle que tu as vraiment mélangée, et la séparation est recalculée pour cette encre-là.

Petits points · primaires du procédé
30°
120°
255°

Encres de référence — le point de départ, pas une obligation.

Les limites, honnêtement : trois encres étendues se règlent en teinte (orange, vert, violet), chacune dans la plage montrée ci-dessus — pas un Pantone arbitraire. Le réglage n'est volontairement pas mémorisé d'une session à l'autre : ton encre change d'un mélange à l'autre, et une teinte enregistrée trop vieille séparerait en silence vers le mélange du mois dernier.

Angles de trame

Chaque film sort à son propre angle. Comme au prépresse.

Une trame, c’est une grille de points. Deux grilles posées au même angle mettent leurs points exactement au même endroit : chaque encre recouvre la précédente au maximum, la couleur est la plus sombre possible pour l’encre déposée, et le moindre décalage de cadre fait sortir une frange. Tourner chaque film d’un angle différent, c’est la rosette — le geste de base du prépresse sérigraphie.

Jaune 0° · Cyan 15° · Noir 45° · Magenta 75°

Une trame de points ronds se répète tous les 90°, donc trois créneaux sûrs à 30° d’écart pour les encres fortes, et le jaune à 0°. Sept encres pour quatre places : chaque encre étendue prend l’angle de sa complémentaire — celle qui est absente là où elle est posée. Le moteur de séparation le garantit : un orange saturé ne contient pas de cyan, et dans les gris, où cyan, magenta et jaune travaillent ensemble, les encres étendues valent zéro.

EncreAnglePourquoi
Jaune0°La plus claire : son moiré ne se voit pas. Elle prend l’angle le moins bon.
Cyan15°Encre forte, 30° du noir.
Noir45°L’angle où l’œil détecte le moins un motif. En Aquaprint, il passe en seconde passe, opaque, sur encre sèche.
Magenta75°Encre forte, 30° du noir de l’autre côté.
Orange15°Même angle que le cyan — là où l’orange est posé, le cyan est absent.
Vert75°Même angle que le magenta — son absent.
Violet0°Même angle que le jaune — son absent.
Film unique54°Négatif, positif, paliers d’encre, mire : un seul film, rien à écarter. L’angle historique, qui évite le parallélisme avec les fils du tissu.

Encres transparentes

Aquaprint, encres process : la superposition EST la couleur.

Un jaune sous un cyan donne un vert parce que la lumière traverse les deux. La rosette rend cette superposition régulière et tolérante au calage ; la quantité d’encre totale, elle, reste celle du moteur. C’est le tramage par défaut de l’app ; en négatif couleur, l’onglet Effets garde sous « Trame » un sélecteur « Angles de trame : Un par encre / Alignés » pour comparer les deux sur ta presse.

Encres couvrantes

Plastisol, encres opaques : chaque couche cache la précédente.

Là, empiler ne mélange plus : un cyan opaque sur un jaune fait un cyan. Les couleurs doivent se faire dans l’œil, côte à côte. Ce n’est pas un cas de séparation tramée : avec des encres opaques on imprime des aplats, une plaque par couleur, et l’app ne propose pas de réglage « encres opaques » — les encres process d’une quadri sont transparentes par construction.

Les limites, honnêtement : les angles sont ceux de la table, pas réglables film par film — et aucun angle n’est sûr pour toutes les mailles, le moiré maille/trame se vérifie sur bande d’essai. La finesse de trame suit la résolution d’export (300, 450, 600 dpi → 50, 75, 100 lpi) : le choix d’un lpi d’après la maille de l’écran est un chantier à part, pas encore livré.

Outil interactif · Mire à imprimer

Génère ta mire Sérigraphie maintenant

Mire 25 patchs (grille 5×5 + dégradé continu), paliers égaux d’environ 4,2 % en valeur de gris, du blanc au noir. Polarité positive (correspond à ce procédé). Télécharge, imprime sur transparent jet d’encre sans gestion de couleur, insole sur ton papier sensibilisé.

Rendu
Finesse

Point rond, écran tourné à 54° — le rendu sérigraphie d'un film unique. À utiliser si tu imprimes tes typons tramés : mesurer un gain de point sur une mire en tons continus revient à mesurer autre chose que ce que tu imprimes.

Détail à 100 %, pris dans une demi-teinte. L’aperçu au-dessus est le fichier réduit par ton écran : les points y disparaissent, comme sur un tirage vu de loin.
Imprimer la mire sur ton négatif, dans l’app

Fichier téléchargé en 1680×1410 px (300 dpi), gratuit et sans inscription. Dans l’app, une grille de 25 gris et son dégradé s’impriment directement dans un coin de ton négatif (onglet Mire → Afficher la mire) et reçoivent la même courbe que l’image.

Mire calculée comme celle de l’app : des paliers de gris à pas égaux et un dégradé continu, puis trame AM point rond, écran à 54°, 50 lpi à 300 dpi — le même trameur que l’app, avec sa cellule plancher de 6 points. 54° est l’angle du film unique ; en couleur, l’app tourne chaque film à son propre angle (rosette). Au scan, l’app lit chaque palier en clarté perceptuelle L* (CIELAB).

Workflow en 3 étapes

Mire, insolation, courbe.

  1. Générer le typon positif tramé (ou en séparations)

    Mode Positif, trame Dither activée (halftone AM, repli diffusion d'erreur si besoin). Sanguine pour 2-3 encres spot, CMJN pour une quadri tramée.

  2. Insoler l'écran, imprimer la mire 25 patchs

    Enduction émulsion, insolation, rinçage, séchage. Tire la mire dans tes conditions réelles : ta maille, ton encre, ta pression de racle, ton support.

  3. Photographier, mesurer, exporter la courbe .acv (Mode Pro)

    L'app lit la valeur réelle de chaque patch et construit la courbe de compensation du gain de point, appliquée à tous tes typons suivants. Export .acv réservé au Mode Pro (9,90 €/mois).

Démonstration · 3 sliders, une courbe corrective

Ajuste la courbe en direct

Calibration Flow corrige n'importe quelle réponse non-linéaire avec trois sliders. Pas de point à dessiner à la souris, pas de Bézier à manipuler. Joue avec les valeurs ci-dessous et vois immédiatement l'effet sur la courbe et sur le rendu tonal Sérigraphie.

Entrée 0–255 ↔ Sortie 0–255

Seuil d'entrée minimum. Tout ce qui est en dessous devient noir pur.

Seuil d'entrée maximum. Tout ce qui est au-dessus devient blanc pur.

Courbure des tons moyens. 1,00 = linéaire, < 1 = mid-tones sombres, > 1 = mid-tones clairs.

Dégradé source (avant correction)

Dégradé corrigé (après application de la courbe)

Cette démo applique une formule simple (points noir/blanc + exposant gamma) pour l'illustration. L'app utilise en plus un lissage par LOWESS robuste + PCHIP monotone qui arrondit les transitions sans créer d'artefacts. Le Mode Pro (9,90 €/mois) te permet ensuite d'exporter un fichier .acv chargeable dans Photoshop ou Affinity Photo en deux clics.

Tristan Sidem et Raphaël Lebas de Lacour dans un atelier alt-process, tenant une mire de test

Preuve d'autorité

Pourquoi nous faire confiance.

« La sérigraphie est le procédé qui inverse la règle que tout photographe alt-process apprend en premier : le film est positif, pas négatif. Au-delà de cette inversion, le travail de fond est le même — mesurer ce que TON écran, TON encre et TA racle font vraiment à un palier tonal, et corriger exactement ça. Pas une moyenne de tableau, ton propre gain de point. »

Tristan Sidem — fondateur Calibration Flow + Vision Picturale

Références techniques

  • Wikipedia — Sérigraphie (mécanique maille, émulsion, racle)
  • Wikipedia — Gain de point (croissance du point de trame à l'insolation et à l'impression)
  • Manuel Calibration Flow — Créer un typon pour la sérigraphie, Trame lpi et maille, Calibrer le gain de point

Signé

  • Tristan Sidem — fondateur Calibration Flow + Vision Picturale
  • Raphaël Lebas de Lacour — co-fondateur Vision Picturale

Accès & tarif

Essayer Calibration Flow.

  • Web

    Gratuit avec compte

    • 3 courbes, presets illimités, 10 scans HD, 300 Mo de stockage
    • Aucune carte bancaire demandée
    Essayer la version Web
  • Pro · Web + iOS

    9,90 €/mois

    • Export .acv pour Photoshop/Lightroom
    • Export HD Full Gamut (5-7 encres) et réglages avancés de séparation
    • 100 scans HD, 5 Go de stockage cloud
    • Un seul abonnement pour le Web et l'iOS, sans engagement
    Voir sur l'App Store
  • Code Luminograph

    1 an de Pro inclus

    • Livré avec l'achat d'un Luminograph chez Vision Picturale
    • Un an de Mode Pro, puis bascule en gratuit
    • Quotas étendus et 5 Go de stockage cloud
    Découvrir le Luminograph

Comparatif honnête

Face aux outils que les sérigraphes comparent vraiment.

Calibration Flow comparé à Wasatch SoftRIP, AccuRIP Emerald avec Separation Studio NXT, et un flux manuel sous Photoshop
DimensionCalibration FlowWasatch SoftRIPAccuRIP + Sep StudioManuel, sous Photoshop
Séparation vers TES encres mélangéesTeinte des 3 encres étendues réglableJeu d'encres du profil, figéEncres spot choisies, teintes du catalogueÀ la main, couche par couche
Gain de point mesuré sur ta presseMire 25 patchs, photographiéeCourbes à saisir soi-mêmeCourbes à saisir soi-mêmeEstimé à l'œil
Décalage d'angle de trame (anti-moiré)NonOuiOuiOui
Sortie typon positif traméNative, dans le navigateurNativeNativeManuelle
SystèmeNavigateur + iPhoneWindowsWindows / macOSPhotoshop requis
Prix d'entrée0 € — gratuit avec compte569 $/an (ou 49 $/mois)399 $/an (bundle)Abonnement Adobe

Prix concurrents relevés sur les pages publiques des éditeurs, septembre 2026 — vérifie avant d'acheter.

Quand choisir l'un des autres

Pour une grosse production quadri tramée, un RIP sérigraphie dédié garde l'avantage : il décale l'angle de trame couleur par couleur, la défense classique contre le moiré, et Calibration Flow ne le fait pas. Separation Studio va aussi plus loin sur la séparation simulated-process à nombreuses encres spot. Calibration Flow tient l'étape qu'aucun des deux ne fait — viser l'encre que tu as mélangée ce matin, et mesurer le gain de point que ta presse produit vraiment.

FAQ

Questions des sérigraphes.

Pour aller plus loin

La sérigraphie n'est pas un procédé photo alt-process — c'est de l'impression au cadre.

Les six procédés à insolation UV de l'écosystème Picturale — cyanotype, gomme bichromatée, charbon, bromoil, gumoil, résinotype — s'insolent tous par contact sur une surface sensibilisée, négatif contre papier. La sérigraphie fonctionne à l'inverse : un typon positif insole un pochoir sur un écran de soie, puis l'encre est poussée à la racle, à la main. Calibration Flow la calibre pareil quand même : tu tires une mire dans tes conditions réelles, tu la scannes, tu la mesures, tu exportes une courbe .acv (Mode Pro, 9,90 €/mois).

Quelques références si tu démarres la sérigraphie :

  • Écrans et émulsion — la maille se donne en fils/cm (Europe) ou fils/pouce ; les émulsions photosensibles et sensibilisateurs diazo/photopolymère se trouvent chez la plupart des fournisseurs sérigraphie (Fimor, Sun Chemical, MacDermid), avec leurs propres abaques de temps d'insolation comme point de départ.
  • Encres — les encres à l'eau (textile, plus douces environnementalement, thermofixées) et les encres plastisol (opaques, ne sèchent pas dans l'écran, thermofixées aussi) se comportent différemment pour le gain de point et le choix de maille ; cet outil ne les mesure pas ni ne les distingue, seulement le résultat tonal sur ton tirage.
  • Calage — les cibles de calage imprimées avec clé d'orientation aident à aligner 2-4 couleurs à l'œil ; un gabarit de calage mécanique reste la référence en production.
  • Lecture — les entrées Wikipedia Sérigraphie et Gain de point couvrent la mécanique sous-jacente citée plus haut.
  • Calibration — ouvre Calibration Flow, suis le pas-à-pas. Typon positif, tirage de mire, scan, mesure, courbe .acv (Mode Pro) — même workflow que pour un cyanotype, juste un film positif et un écran au lieu d'un négatif et d'un papier.

Tu pratiques aussi un procédé Vision Picturale en parallèle (cyanotype, gomme bichromatée, charbon…) ? Voir les six procédés de l'écosystème →

Mesure ton gain de point avant ta prochaine série.

Gratuit avec inscription sur la version Web : mire, courbe et négatif inclus, aucune carte bancaire demandée. Le Mode Pro (9,90 €/mois) ajoute l'export .acv et les quotas étendus.

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